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Pour devenir VTC, il «suffit» désormais de réussir un questionnaire

Pour devenir VTC, il «suffit» désormais de réussir un questionnaire

05.02.2016.

Pour remplacer la formation des 250 heures de formation à la profession de chauffeur VTC, le gouvernement va demander aux candidats de remplir des questionnaires à choix multiples (QCM). L’arrêté vient d’être publié avec un mois de retard.

Ca y est, c’est désormais officiel! Avec un mois de retard, le gouvernement a publié un arrêté qui simplifie l’accès à la profession de chauffeurs de VTC. Comme l’avait révélé Le Figaro, les candidats n’auront plus à suivre une formation de 250 heures dont le coût s’élevait à environ 2000 euros, comme ils devaient le faire jusqu’au 31 décembre dernier. Désormais, ils passeront une batterie d’examens sous forme de questionnaire à choix multiples (QCM).

L’examen est composé de cinq épreuves. Au total, les candidats devront répondre à 110 questions, contre une cinquantaine évoquée précédemment. Au programme, réglementation des transports publics particuliers et collectifs (A), sécurité routière (B), gestion d’entreprise (C), relation client (D) ou encore compréhension de la langue française (E). Selon le projet d’arrêté, pour réussir le test, le candidat doit obtenir une note moyenne de douze sur vingt à l’ensemble de l’examen ainsi qu’«au moins huit réponses exactes à chacune des épreuves A et B et au moins cinq réponses exactes à chacune des épreuves C, D et E». À ces épreuves, s’ajoutera une formation de sept heures qui vise à actualiser «les connaissances [des candidats] relatives aux matières suivantes: droit des transports publics particuliers et des transports collectifs, sécurité routière et évolutions de l’environnement économique et technologique».

Une victoire pour les VTC? Pas forcément. Comme les taxis, ils apprécient modérément la suppression des 250 heures de formation. «Attendons-nous à une marée extraordinaire de chauffeurs de VTC non qualifiés qui fourniront aux éditeurs d’application une main-d’œuvre illimitée avec un turnover inépuisable de chauffeurs prêts à travailler à perte, préviennent les organisations et autres associations de VTC mais aussi de taxis. Ces derniers craignent qu’avec cette simplification ne fasse exploser le nombre de chauffeurs de VTC. A la fin 2015, la France comptait près de 80.000 acteurs du secteur enregistrés, dont 55.000 taxis et 14.500 VTC, se partageant une clientèle nouvelle et multiple mais pas extensible à l’infini», rappelle la Fédération du transport routier de personnes. Pour les VTC, c’est aussi une question de qualité. «Nous souhaitons que l’accès au métier implique une sélection à l’entrée afin d’en relever le niveau qualitatif et par conséquent les prix des prestations, afin de permettre aux acteurs économiques d’être rentables. Cela implique que l’activité soit cadrée», explique Paul Risbourg, secrétaire général de la fédération nationale des VTC.

«Les nouveaux chauffeurs de VTC que nous accompagnons étaient en grande partie inscrits au chômage, au RMI ou au RSA»

Roger Lobognon, expert comptable qui compte parmi ses clients plus de 600 VTC

Qu’en est-il justement de la rentabilité de l’activité de chauffeur de VTC? «Selon nos statistiques, le résultat net moyen de l’activité de chauffeur VTC s’élèverait à 2100 euros -soit un taux de rentabilité nette de 38,18%- pour un chiffre d’affaires moyen de 4400 euros nets par mois, répond Roger Lobognon, expert comptable qui compte parmi ses clients plus de 600 VTC. Sur quatre ans, le chiffre d’affaires du secteur représente l’équivalent d’une année de PIB pour la France.»

En outre, l’arrivée des acteurs comme Uber et autres VTC rapporterait, selon le cabinet Lobognon, plus de 58 millions d’euros d’impôts directs par an aux caisses de l’État. «Les nouveaux entrepreneurs que nous accompagnons étaient en grande partie inscrits au chômage, au RMI ou au RSA. C’est pourquoi ce secteur a besoin d’être soutenu par des mesures concrètes plutôt que d’opposer les acteurs économiques du secteur entre eux», ajoute Roger Lobognon. Lutter contre le chômage en aidant ceux qui le souhaitent à créer leur entreprise: c’est justement l’objectif que s’était fixé le ministre de l’Économie Emmanuel Macron et dont le dossier sera finalement confié à Myriam El Khomri.

Source: www.lefigaro.fr

Auteur:

Président de MidiSudDriver® SAS, je vous invite à découvrir nos prestations de locations de chauffeurs avec véhicules pour tous vos trajets personnels ou professionnels sur Montpellier et toute la région Occitanie...

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