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Taxis : impossible de racheter toutes les licences des taxis

Taxis : impossible de racheter toutes les licences des taxis

29.01.2016.

Racheter toutes les licences des taxis coûterait environ 8 milliards d’euros.

Racheter toutes les licences des taxis coûterait environ 8 milliards d’euros. Non seulement les caisses vides de l’État ne le permettraient pas, mais surtout, politiquement, le signal serait très mauvais. Explications.

Avant, il n’y avait pas les VTC. Un chauffeur de taxi, pour exercer, rachetait une licence à un autre chauffeur partant à la retraite (l’État ne délivrant quasiment plus de nouvelles licences gratuites). À un prix très élevé, certes. Mais ce marché «secondaire» de la licence de taxi, en situation de bulle auto-entretenue, promettait une revente bien plus chère encore en fin de carrière. Si bien que cette fameuse licence est devenue pour les chauffeurs de taxis une sorte d’investissement en vue de leur retraite.

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Mais, désormais il y a les VTC. Le marché s’est ouvert à la concurrence. Les «Voitures de tourisme avec chauffeur» se sont installés dans le paysage des transports urbains. Dès lors, c’est tout le modèle économique des taxis (vieux de 100 ans) qui a été chamboulé. Avec pour effet princical, et mécanique, de faire chuter le prix des licences. D’où le mécontentement des chauffeurs de taxis… particulièrement ceux qui avaient acheté leur licence juste avant que le marché recule.

Que faire alors avec ce système de licences obligatoire pour les taxis, mais pas pour les chauffeurs de VTC? Les taxis, mobilisés depuis trois jours et réfractaires aux négociations proposées par Manuel Valls -qui a d’ailleurs dû nommer un médiateur, Laurent Grandguillaume- réclament une compensation à leur baisse d’activité et à la chute des prix des licences.

Un coût de 8 milliards d’euros
8 milliards d’euros
C’est le coût global des licences de taxis

L’État devrait-il toutes les racheter pour en finir avec ce problème? Après tout, l’Irlande l’a fait. Après avoir dérégulé le marché et indemnisé les propriétaires de licences, Dublin a harmonisé les impôts et les charges payés par les taxis et les VTC. Sauf que les cas de figures sont différents, et l’exemple irlandais difficilement transposable à la France.

D’abord parce que la loi française (celle de Pasqua de 1995) interdit purement et simplement à l’État de racheter les licences de taxi. Certes, une loi peut être modifée, mais racheter l’ensemble des licences de taxis françaises coûterait environ 8 milliards d’euros. Une somme que l’État, dont les finances publiques sont malades, ne peut pas se permettre de dépenser, ni en termes comptables, ni en termes politiques: «Comment justifier politiquement un enrichissement brutal de ceux qui avaient obtenu, de la part de leur mairie, leur licence gratuitement?», interroge Jacques Delpa, professeur associé à l’École d’économie de Toulouse. Pire, «comment justifier politiquement d’enrichir les plus gros propriétaires de licences, comme le mastondonte du marché G7, qui «gagneraient» plusieurs dizaines de millions d’euros d’argent public?», poursuit-il.

Le marché encore surévalué

Malgré la baisse des prix des licences, le marché reste surévalué, selon l’économiste. En effet, en théorie, un prix correspond à la somme future des revenus. Or, «selon tous les calculs de revenus possibles, même les plus optimistes, rien ne permet de conclure qu’une licence puisse valoir 200.000 euros (soit 40 fois sa valeur de 1973, ndlr)», assurait dans nos colonnes Jacques Delpa lors du dernier conflit Taxis/VTC.

Selon lui,

ces prix «cristallisent surtout la fraude fiscale et sociale future» des chauffeurs de taxis, qui ont des compteurs qui n’enregistrent pas toujours les transactions majoritairement payées en liquide.

Les taxis ne sont en effet toujours pas équipés de taximètres reliés, ce qui empêche de contrôler leurs déclarations de revenus. Difficile encore, dans ces conditions, d’accepter que l’État puisse financer intégralement le remboursement des licences de taxis françaises. Comme Thomas Thévenoud le confie au HuffPost: «Je ne suis pas sûr que si l’Etat indemnisait, ce ne serait pas aussi une opération de blanchiment d’argent.»

 

Alors d’après vous est t’il possible de racheter toutes les licences des taxis ?

 

Source : www.lefigaro.fr
Par Marine Rabreau

Auteur:

Président de MidiSudDriver® SAS, je vous invite à découvrir nos prestations de locations de chauffeurs avec véhicules pour tous vos trajets personnels ou professionnels sur Montpellier et toute la région Occitanie...

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